Multiple splendeur
Célèbre fresque romanesque écrite en 1951 qui est à la fois un beau roman d'amour et un constat racial, où les antagonistes d'Occident-Orient se découvrent cruellement sur le plan des relations humaines.
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Célèbre fresque romanesque écrite en 1951 qui est à la fois un beau roman d'amour et un constat racial, où les antagonistes d'Occident-Orient se découvrent cruellement sur le plan des relations humaines.
L'auteur-narrateur s'analyse en même temps qu'il fréquente des amis qui le font s'interroger sur lui-même. Subtilité, nostalgie, élégance. Grand Prix du roman de l'Académie française 1999.
Roman ciselé et ironique, très apprécié du vieux critique et linguiste Jacques Cellard.
Ce récit, très secondaire dans l'oeuvre de Tournier, a pour personnage principal, Gilles de Rais, plus connu sous le nom de Barbe-Bleue. Une certaine complaisance dans la description des turpitudes du monstre, assassin d'enfants.
Le lendemain, Lamiel trouva Jean dans le bois, il avait ses habits des dimanches. - Embrasse-moi, lui dit-elle. Il l'embrassa. Lamiel remarqua que, suivant l'ordre qu'elle lui en avait donné, il venait de se faire faire la barbe ; elle le lui dit. - Oh, c'est trop juste, reprit-il vivement, mademoiselle est la maîtresse ; elle paye bien et elle est si jolie ! - Sans doute, je veux être ta maîtresse. - Ah ! c'est différent, dit Jean d'un air affairé ; et alors sans transport, sans amour, le jeune Normand fit de Lamiel sa maîtresse. - Il n'y a rien autre ? dit Lamiel. - Non pas, répondit Jean. Lamiel s'assit en le regardant s'en aller. (Elle essuya le sang et songea un peu à la douleur.) Puis elle éclata de rire en se répétant : " Comment, ce fameux amour ce n'est que ça ! "
Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité. C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique. Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique.
Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité. C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique. Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique.
Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l'Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d'autant plus difficile à combattre qu'elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d'un rôdeur taciturne ? Frodon et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l'anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l'énigme qui figure en première page, en manière d'épigraphe ? Tant de questions qui ne sont qu'une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l'imagination, autorisée pour un temps à s'attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d'êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté... Tous, nous avons rêvé de ce repos de l'âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l'errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante. Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces "hobbits" ? D'où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l'esprit d'un brouillard étrange une fois le volume refermé ? Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu.
- Couchez-vous ! cria l'aide de camp en se jetant à terre. Le prince André, debout, hésitait. La grenade fumante tournait comme une toupie entre lui et l'aide de camp, à la limite de la prairie et du champ, près d'une touffe d'armoise. " Est-ce vraiment la mort ? se dit le prince André en considérant d'un regard neuf, envieux, l'herbe, l'armoise et le filet de fumée qui s'élevait de la balle noire tourbillonnante. je ne veux pas, je ne veux pas mourir, j'aime la vie, j'aime cette herbe, cette terre et l'air... "
Cet avertissement s'adresse à toutes les mères habitant les régions de Gehlenburg, Sensburg, Lötzen et Lyck ! Prenez garde à l'ogre de Kaltenborn ! Il convoite vos enfants. Il parcourt nos régions et vole les enfants. Si vous avez des enfants, pensez toujours à l'Ogre, car lui pense toujours à eux ! Ne les laissez pas s'éloigner seuls. Apprenez-leur à fuir et à se cacher s'ils voient un géant monté sur un cheval bleu, accompagné d'une meute noire. S'il vient à vous, résistez à ses menaces, soyez sourdes à ses promesses. Une seule certitude doit guider votre conduite de mères : si l'Ogre emporte votre enfant, vous ne le reverrez Jamais !
Le héros de ce roman est un mort. De son vivant, Régis Lalande a été un historien qui ne croyait pas à la vérité historique. Après sa mort, avec la gloire posthume, il se trouve qu'il devient lui-même une démonstration de sa thèse : en effet, avait-il des yeux noirs ou bleus ? Avait-il la foi ou non ? Ses écrits relevaient-ils de l'Histoire ou du roman ? Qui a raison, de sa femme, la fidèle infidèle qui défend sa mémoire, ou de ceux qui lisent son œuvre à leur manière ?
Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l'Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d'autant plus difficile à combattre qu'elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d'un rôdeur taciturne ? Frodon et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l'anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l'énigme qui figure en première page, en manière d'épigraphe ? Tant de questions qui ne sont qu'une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l'imagination, autorisée pour un temps à s'attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d'êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté... Tous, nous avons rêvé de ce repos de l'âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l'errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante. Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces "hobbits" ? D'où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l'esprit d'un brouillard étrange une fois le volume refermé ? Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu.
Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l'Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d'autant plus difficile à combattre qu'elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d'un rôdeur taciturne ? Frodo et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l'anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l'énigme qui figure en première page, en manière d'épigraphe ? Tant de questions qui ne sont qu'une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l'imagination, autorisée pour un temps à s'attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d'êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté... Tous, nous avons rêvé de ce repos de l'âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l'errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante. Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces "hobbits" ? D'où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l'esprit d'un brouillard étrange une fois le volume refermé ? Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu.
Tenant du "naturalisme mystique", Michel Tournier, philosophe-écrivain, serait-il devenu un romancier chrétien? Aux trois Rois mages traditionnels qu'il accompagne dans la "recherche du salut qui leur est propre" (J. Piatier), Tournier a ajouté un mage de son invention - Taor - pour mieux scruter les balbutiements de la religion chrétienne par le biais de thèmes chers à l'auteur: la nourriture, la pédophilie et le "sadisme ogrien" (D. Fernandez). Un roman très composite, riche, avec des fléchissements, qui allie l'encyclopédique au rocambolesque. Pour les uns, Tournier a proposé une "vision chrétienne de l'espérance humaine en la vie dominant la mort"
Un premier amour (les tourtereaux querelleurs sont âgés de onze ans) dans la Russie de 1917. Et les conséquences de la révolution bolcheviste sur le mode de vie d'une riche famille de propriétaires terriens. Le jeune héros, Youri, est bien un Aliocha d'avant l'exil.
Toute la vie de Vallès est tendue vers la Commune. Lorsque les insurgés s'emparent de Paris, il devient maire du XIXe arrondissement. Le lendemain de l'insurrection, il est condamné à mort par contumace. Son journal, Le Cri du peuple, est interdit. Dans ce troisième volume autobiographique, après L'Enfant et Le Bachelier, l'auteur montre son héros, Jacques Vingtras, sur les barricades, dans le feu de l'action, au milieu des morts et des blessés. Son écriture rapide, sa vision fulgurante des scènes de combat, font de ce livre le cri de la Commune. Jules Vallès mourut, épuisé, à cinquante-trois ans, en murmurant : " J'ai beaucoup souffert. "
Isaïe Vaudagne et son frère Marcellin vivent chichement au hameau des Vieux-Garçons. A la suite d'un grave accident de montagne, Isaïe a dû abandonner le métier de guide. Marcellin ne supporte plus leur vie austère, le manque d'argent, d'être loin des plaisirs de la ville. Lorsqu'un avion s'écrase sur un sommet proche, Marcellin conçoit l'idée folle de monter là-haut pour piller l'épave, avec Isaïe...
Le « Kilomètre 51 », au bord de la piste Transchaco, est loin d'être un paradis. Et moins encore un Eldorado. Ont débarqué là. il y a onze ans, un couple de Français et leur gamin, qui se sont essayés à l'élevage sans grand succès. et auxquels le climat commence à monter à la tête. Le père ne parle plus. Le fils s'est trouvé une vocation de brute accomplie : saouleries chez les putes, parties de chasse sanguinaires. chevauchées sans fin en compagnie des mauvais garçons du campo. Reste Ida. La cinquantaine sonnée. fortifiée par l'amertume, elle refuse de céder aux démons du lieu et persiste à cultiver. aux lisières de la folie. une lucidité sans faille. C'est elle qui va irons conter cette histoire qui sent la charogne. la sueur, le sang Chronique d'un monde (le nôtre. peut-être) où l'âme se trouve quotidiennement piétinée par les sabots du troupeau.
A notre époque, en plein coeur de Paris, les Eygletière forment un groupe humain désuni, comme il y en a tant. Entre un père (Philippe) infatué, dur, amoral, et une belle-mère (Carole) trop jeune, calculatrice, perverse et charmante à la fois, les trois enfants, Jean-Marc, vingt ans, Françoise, dix-huit ans, et Daniel, dix-sept ans, subissent, chacun selon son caractère, le contrecoup du désordre familial. L'unique point solide dans ce tournoiement est leur tante Madeleine, femme de coeur et de tête, vivant solitaire, en province, et toujours prête à se dévouer pour ses neveux. Malheureusement, la plupart du temps, elle arrive trop tard pour conjurer les désastres. Les " lionceaux affamés " se lancent tour à tour dans des amours impossibles, absurdes ou dangereuses. A travers eux, Madeleine est secouée par les tempêtes qui, jadis, sont passées à côté d'elle. Inquiète, elle voudrait obliger son beau-frère, Philippe, à remplir jusqu'au bout son devoir de père. Mais celui-ci refuse de se laisser troubler par l'agitation d'une jeunesse que, dans le secret, il envie. Il entend vivre ses problèmes et non ceux des autres. Combien de temps cet homme, trop égoïste pour comprendre ses enfants, trop sûr de lui pour soupçonner sa femme, trop comblé par l'ordre établi pour s'apercevoir que celui-ci est en train de s'effondrer, continuera-t-il à se croire le chef d'une famille qui en réalité lui échappe ? C'est l'histoire de cette lente désagrégation qu'Henri Troyat raconte, dans les Eygletière, avec une cruelle et tendre lucidité. Les fatigues de l'âge mûr opposées au triomphal appétit des jeunes, la trépidation de la vie moderne, les sourds craquements d'une charpente sociale vieillie, pourrie, tels sont les thèmes de ce roman amer et fort, où, de lassitude en lâcheté, de négligence en moquerie, de critique en acceptation, l'aventure de chacun des personnages devient peu à peu la nôtre.
A notre époque, en plein coeur de Paris, les Eygletière forment un groupe humain désuni, comme il y en a tant. Entre un père (Philippe) infatué, dur, amoral, et une belle-mère (Carole) trop jeune, calculatrice, perverse et charmante à la fois, les trois enfants, Jean-Marc, vingt ans, Françoise, dix-huit ans, et Daniel, dix-sept ans, subissent, chacun selon son caractère, le contrecoup du désordre familial. L'unique point solide dans ce tournoiement est leur tante Madeleine, femme de coeur et de tête, vivant solitaire, en province, et toujours prête à se dévouer pour ses neveux. Malheureusement, la plupart du temps, elle arrive trop tard pour conjurer les désastres. Les " lionceaux affamés " se lancent tour à tour dans des amours impossibles, absurdes ou dangereuses. A travers eux, Madeleine est secouée par les tempêtes qui, jadis, sont passées à côté d'elle. Inquiète, elle voudrait obliger son beau-frère, Philippe, à remplir jusqu'au bout son devoir de père. Mais celui-ci refuse de se laisser troubler par l'agitation d'une jeunesse que, dans le secret, il envie. Il entend vivre ses problèmes et non ceux des autres. Combien de temps cet homme, trop égoïste pour comprendre ses enfants, trop sûr de lui pour soupçonner sa femme, trop comblé par l'ordre établi pour s'apercevoir que celui-ci est en train de s'effondrer, continuera-t-il à se croire le chef d'une famille qui en réalité lui échappe ? C'est l'histoire de cette lente désagrégation qu'Henri Troyat raconte, dans les Eygletière, avec une cruelle et tendre lucidité. Les fatigues de l'âge mûr opposées au triomphal appétit des jeunes, la trépidation de la vie moderne, les sourds craquements d'une charpente sociale vieillie, pourrie, tels sont les thèmes de ce roman amer et fort, où, de lassitude en lâcheté, de négligence en moquerie, de critique en acceptation, l'aventure de chacun des personnages devient peu à peu la nôtre.
Fils d'un professeur de collège méprisé et d'une paysanne bornée, jules Vallès raconte : « Ma mère dit qu'il ne faut pas gâter les enfants et elle me fouette tous les matins. Quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi et rarement plus tard que quatre heures. » Cette enfance ratée, son engagement politique pour créer un monde meilleur, l'insurrection de la Commune, jules Vallès les évoqua, à la fin de sa vie, dans une trilogie : L'Enfant, Le Bachelier et L'Insurgé. La langue de Jules Vallès est extrêmement moderne. Pourtant l'histoire de Jacques Vingtras fut écrite en 1875 et c'est celle des mal-aimés de tous les temps!
La fin du tsarisme et la Révolution d'octobre après les débuts de la Grande Guerre. Sur ces faits historiques, le romancier édifie un roman épique dont voici la première partie en trois tomes..
Reportage sur le monde ouvrier et ses aspirations bourgeoises à une vie meilleure. De belles pages sur la passion cycliste.
La fin du tsarisme et la Révolution d'octobre après les débuts de la Grande Guerre. Sur ces faits historiques, le romancier édifie un roman épique dont voici la première partie en trois tomes..
Parfois, au moment de disparaître dans les flots, le soleil lance sur l'océan une ultime et brève fulgurance : ce fameux rayon vert qui, d'après une légende écossaise, confère à ceux dont il a frappé les yeux le pouvoir de voir clair dans les sentiments et les cours. Alors que ses deux oncles et tuteurs, Sam et Sib Melvill, se proposent de la marier à un jeune savant de leurs relations, Aristobulus Ursiclos, la jeune Helena Campbell émet le souhait de contempler le rayon vert. Comment lui refuser ce voyage, au cours duquel, espèrent-ils, elle se laissera convaincre d'accepter l'époux qu'on lui propose ? Ce qu'ils ne prévoient pas, c'est qu'un jeune artiste-peintre, Olivier Sinclair, va bouleverser tous leurs plans. Avec ce roman imprégné de ses souvenirs de voyage en Écosse, Jules Verne semble vouloir prendre ironiquement le contrepied du reste de son œuvre. Ici l'esprit positif et scientifique, incarné par l'ennuyeux et pédant Aristobulus, cède devant l'art, la rêverie, l'imagination poétique, dans une histoire d'amour contée en souriant.
La fin du tsarisme et la Révolution d'octobre après les débuts de la Grande Guerre. Sur ces faits historiques, le romancier édifie un roman épique dont voici la première partie en trois tomes..
Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d'une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c'était, au temps de Jules Verne, une entreprise d'une audace incroyable. Comme on peut s'y attendre, les cinq semaines qu'il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d'imprévu et de péripéties. Ce roman passionnera ceux qui s'intéressent aux débuts de l'aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l'humour et la verve des "Voyages extraordinaires" dont Cinq Semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant, en France, d'abord, puis dans le monde.
Depuis la mort de sa femme, Pierre Jouanest s'est farouchement replié sur lui-même. Se préférer à tout et à tous est devenu sa règle de vie. Chaque soir, en quittant son cabinet dentaire, à Paris, il retrouve avec un plaisir mélancolique sa propriété de Milly-la-Forêt, tout imprégnée du souvenir de la disparue. Alors qu'il se croit entièrement requis par le passé, un événement terrible lui révèle la fragilité de son confort et l'inanité de son existence. Soudain, il se découvre ému par la présence, à ses côtés, des enfants de son jardinier, Miguel. Insensiblement, un charme puéril et comme magique l'attache à ces jeunes êtres qui ne lui sont rien. Cette métamorphose prend des proportions telles que, peu à peu, il devient la proie d'une idée fixe. Croyant agir pour le bien de tous, il tisse, avec générosité et entêtement, les liens d'un drame inéluctable. Ce court roman, sobre et cruel, est un grand roman. Le cadre enchanteur, le bonheur tranquille des personnages y dissimulent longtemps la tragédie qui couve et, au-delà de l'anecdote, c'est tout le problème de la paternité, vraie et fausse (mais où est la vraie ?), qu'Henri Troyat évoque magistralement jusqu'à ses conséquences les plus démentielles.
Sur la foi d'un message trouvé dans une bouteille et à demi rongé par l'eau de mer, le Duncan, magnifique yacht anglais, part à la recherche du capitaine Grant naufragé. À son bord se trouvent les deux enfants du disparu, Mary et Robert. L'un des meilleurs géographes français, Jacques Paganel, personnage singulier et sympathique, fait aussi partie du voyage. Les lacunes du message et, plus encore, les hasards de la navigation et la traîtrise de certains faux amis, vont entraîner les membres de l'expédition dans des aventures tragiques ou comiques, sur terre et sur mer, de l'Amérique à l'Australie, comme seul Jules Verne sait les imaginer, dans leur captivante variété. Les merveilles de la nature jouent un grand rôle dans ce passionnant roman où les personnages sont particulièrement bien campés. Les Enfants du capitaine Grant est un des fleurons des " Voyages extraordinaires " de Jules Verne.
Par le traducteur de Kafka, un très beau roman féerique publié en 1951 et qui reconstitue avec beaucoup de poésie les aventures intérieures projetées en mythes déconcertants émanant de l'enfance en groupe. Une inoubliable silhouette en relief créée à partir d'un personnage va ainsi incarner la mauvaise chance tandis qu'une déesse issue d'un panneau publicitaire va cristalliser les rêves.
"Bilan d'une existence, chronique angoissée et lucide d'une vie" qui a les apparences de la réussite. Le héros a 82 ans; il vient de tourner son premier film, après avoir, entre les deux guerres, été un important producteur de cinéma. Comme l'écrit P. Lepape, l'auteur "dispense son gai savoir pour dire la dispersion de la vie et la mort du cinéma" comme art mais non comme industrie. Deuxième sélection Goncourt 1992. Prix Renaudot 1992.
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