Our French Library
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Poète, Boris Vian le fut dans bien des domaines, roman, chanson, théâtre... Mais s'il aima par-dessus tout confronter son génie propre à toutes les formes d'expression - comme le révélent les Cent Sonnets composés durant ses études -, il livra parfois le plus intime de lui-même dans des poèmes parfaitement libres, écrits au hasard des jours pour son propre plaisir. En témoignent ces deux recueils publiés de son vivant - Cantilènes en gelée et Barnum's Digest - auxquels s'ajoutent une vingtaine de textes dits " posthumes ". L'humour noir, la provocation, la tendresse, la fantaisie verbale, la mélancolie aussi : l'auteur de l'Ecume des jours se retrouve ici tel qu'en lui-même, drôle et secrètement tragique, formidablement attachant, éternellement jeune.
"De Tagore non dit à Rimbaud célébré". Un autre texte de "plein vent, sur les traces rêveuses du mouvement perpétuel".
Dans ces " douze sermons qui sommeillaient dans l'ombre et doivent se trouver tout étonnés de respirer à nouveau l'air du dehors ", comme dit Michel Crépu dans la Présentation, Bossuet ne pratique pas l'éloquence de la chaire pour ne rien dire. Devant un public de courtisans frivoles et de libertins cultivés à qui on ne la fait pas, il mène le combat spirituel : ses sermons, comme ceux des autres prédicateurs du grand siècle " réveillent " les vivants trop frénétiques qui en réalité " dorment ", ils engagent dans un mouvement de conversion
Peu d'écrivains français ont exercé une influence aussi profonde que Bossuet; peu sont aujourd'hui aussi méconnus. Homme de foi et homme de cour, écrivain et prédicateur, historien et polémiste, évêque et précepteur du Dauphin, Bossuet fait retentir la parole de Dieu en plein cœur du siècle de Louis XIV, sous les lambris de Versailles : ses oraisons funèbres offrent à la littérature française l'un de ses chefs-d'œuvre absolus. Entre classicisme et baroque, fleurons d'une œuvre devenue d'une radicale et fascinante étrangeté, elles surgissent avec une force insoupçonnée, pour nous interroger sur le temps, l'histoire, la mort - en un mot, sur nous-mêmes
A la Vieille Parque (1989) se présente comme une "jubilation d'angoisse et de fureur" (A. D.).
Peu d'écrivains français ont exercé une influence aussi profonde que Bossuet; peu sont aujourd'hui aussi méconnus. Homme de foi et homme de cour, écrivain et prédicateur, historien et polémiste, évêque et précepteur du Dauphin, Bossuet fait retentir la parole de Dieu en plein cœur du siècle de Louis XIV, sous les lambris de Versailles : ses oraisons funèbres offrent à la littérature française l'un de ses chefs-d'œuvre absolus. Entre classicisme et baroque, fleurons d'une œuvre devenue d'une radicale et fascinante étrangeté, elles surgissent avec une force insoupçonnée, pour nous interroger sur le temps, l'histoire, la mort - en un mot, sur nous-mêmes
Choix effectué à la fin des années cinquante par un homme politique et universitaire français. L'ambition de l'auteur est de donner ici l'essentiel des plus beaux vers de la langue française. Les auteurs du XVIIIe siècle sont très peu représentés; aucun auteur né au XXe siècle; aucun poème en prose. L'accent est mis sur les "poèmes rythmés et rimés de façon classique". Une section, p. 527-562 rassemble des vers isolés ou non, qui ont particulièrement hanté ou touché l'auteur.
Comprend : Les fleurs du mal ; Poésies diverses ; Petits poèmes en prose ; Salons de 1845 et 1846 ; Du vin et du haschich ; Les paradis artificiels ; La fanfarlo ; Articles de critique littéraire et artistique ; Théâtre ; Sur Edgar Poe ; Richard Wagner à Paris ;Réflexions sur quelques uns de mes contemporains ; Mon coeur mis à nu ; Pauvre Belgique
Pièce créée à Paris en 1956 d'après le roman Sanctuaire de Faulkner.
Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la justification. Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés : Yanek n'est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il a suffi d'un bruit terrible et le voilà retourné à la joie de l'enfance.
Ce volume contient les oeuvres suivantes : Théâtre : La Thébaide ou Les Frères ennemis - Alexandre le Grand - Andromaque - Les plaideurs - Britannicus - Bérénice - Bajazet - Mithridate - [Sur Lully et Quinault] - Iphigénie en Aulide - Phèdre - Esther - Athalie - Sur Port-Royal - Fragments historiques - Travaux académiques Poésies Lettres Traductions
Essai, poème, récit en partie autobiographique ? Van Gogh le suicidé de la société est tout aussi inclassable que les autres oeuvres d'Antonin Artaud. Disloquant les formes et les pratiques culturelles, subvertissant toutes les catégories, il ne peut être absorbé par aucune. Sollicité d'écrire un texte sur Vincent van Gogh à l'occasion de la grande exposition ouverte en janvier 1947 au musée de l'Orangerie, Antonin Artaud l'aurait peut-être fait, mais ce n'aurait sans doute pas été ce plaidoyer chaleureux et indigné s'il n'avait vu appliquer à van Gogh, par un certain docteur Beer, cette nomenclature " dépréciative " de la psychiatrie dont il ne pouvait supporter d'être lui-même l'objet. Sa solidarité, alors, va s'exercer à plein : " Je défendrai Van Gogh par intérêt pour ma santé, je ménagerai partout ma santé et ma liberté. " Car, pour lui, tout psychiatre, qu'il ait nom Beer, L., Ferdière, ou tout " improvisé psychiatre ", tel le docteur Gachet, est avant tout " une sorte d'ennemi-né et inné de tout génie ". Et il faut dénoncer cette forme particulière de suicide à laquelle Van Gogh, parmi d'autres, s'est vu contraint par une société punitive, celle même qui a incarcéré Antonin Artaud pendant neuf années dans ses asiles d'aliénés. Pour en finir avec le jugement de dieu, texte radiophonique commandé à Antonin Artaud, dans l'automne 1947, a bouleversé à tel point les règles du genre que sa diffusion, programmée pour le 2 février 1948, en fut interdite. Il a fallu attendre près de trente ans pour que le texte soit diffusé. Il n'en conserve pas moins aujourd'hui toute sa virulence. Le Théâtre de la cruauté, poème qui fait référence par son titre aux manifestes publiés en 1932 et 1933, écrit tout exprès en vue de cette émission dont il ne fut écarté que pour des raisons de minutage, a été joint à Pour en finir avec le jugement de dieu, ainsi que les lettres d'Antonin Artaud relatives à sa radiodiffusion.
Cet ouvrage fait tout d'abord le bilan des années cinquante et du " nouveau théâtre " qui a profondément bouleversé le paysage de la création. Des auteurs comme Samuel Beckett ou Eugène Ionesco continuent à marquer notre époque. Pourtant, dans leur lignée ou à côté de leurs textes, de nouveaux auteurs explorent d'autres formes. La disparition des "grands récits", la naissance d'une "dramaturgie du fragment ", l'éclatement de l'espace et du temps, le renouvellement des formes du dialogue et la mise en question du statut du personnage, placent le lecteur dans une relation différente aux textes. L'auteur propose un parcours de lectures des grands auteurs contemporains comme Nathalie Sarraute, Michel Vinaver ou encore Bernard©Marie Koltès, qui font l'histoire du théâtre d'aujourd'hui. Une anthologie de textes théoriques et critiques complète le volume.
L'attente comprend deux phases, l'ennui et l'angoisse. La pièce comprend donc deux actes, l'un grotesque, l'autre grave. Préoccupé de peu de choses hormis ses chaussures, la perspective de se pendre au seul arbre qui rompt la monotonie du paysage et Vladimir, son compagnon d'infortune, Estragon attend. Il attend Godot comme un sauveur. Mais pas plus que Vladimir, il ne connaît Godot. Aucun ne sait au juste de quoi ce mystérieux personnage doit les sauver, si ce n'est peut-être, justement, de l'horrible attente. Liés par un étrange rapport de force et de tendresse, ils se haranguent l'un et l'autre et s'affublent de surnoms ridicules. Outre que ces diminutifs suggèrent que Godot pourrait bien être une synthèse qui ne se réalisera qu'au prix d'un anéantissement, Didi et Gogo portent en leur sein la répétition, tout comme le discours de Lucky, disque rayé qui figure le piétinement incessant auquel se réduit toute tentative de production de sens. Cette pièce composée en 1952, quinze ans avant que Beckett ne soit couronné par le prix Nobel de littérature, est un tour de force qui démontre les profondeurs que peut atteindre un langage en apparence absurde.
Ce volume contient les oeuvres suivantes : Essais - Journal de voyage en Italie - Lettres - Notes sur les "Éphémérides" de Beuther. Appendice : Les Sentences peintes dans la "librairie" de Montaigne Édition d'Albert Thibaudet et de Maurice Rat, introduction et notes de Maurice Rat.
Essai, poème, récit en partie autobiographique ? Van Gogh le suicidé de la société est tout aussi inclassable que les autres oeuvres d'Antonin Artaud. Disloquant les formes et les pratiques culturelles, subvertissant toutes les catégories, il ne peut être absorbé par aucune. Sollicité d'écrire un texte sur Vincent van Gogh à l'occasion de la grande exposition ouverte en janvier 1947 au musée de l'Orangerie, Antonin Artaud l'aurait peut-être fait, mais ce n'aurait sans doute pas été ce plaidoyer chaleureux et indigné s'il n'avait vu appliquer à Van Gogh, par un certain docteur Beer, cette nomenclature " dépréciative " de la psychiatrie dont il ne pouvait supporter d'être lui-même l'objet. Sa solidarité, alors, va s'exercer à plein : " Je défendrai Van Gogh par intérêt pour ma santé, je ménagerai partout ma santé et ma liberté. " Car, pour lui, tout psychiatre, qu'il ait nom Beer, L., Ferdière, ou tout " improvisé psychiatre ", tel le docteur Gachet, est avant tout " une sorte d'ennemi-né et inné de tout génie ". Et il faut dénoncer cette forme particulière de suicide à laquelle Van Gogh, parmi d'autres, s'est vu contraint par une société punitive, celle même qui a incarcéré Antonin Artaud pendant neuf années dans ses asiles d'aliénés. Pour en finir avec le jugement de dieu, texte radiophonique commandé à Antonin Artaud, dans l'automne 1947, a bouleversé à tel point les règles du genre que sa diffusion, programmée pour le 2 février 1948, en fut interdite. Il a fallu attendre près de trente ans pour que le texte soit diffusé. Il n'en conserve pas moins aujourd'hui toute sa virulence. Le Théâtre de la cruauté, poème qui fait référence par son titre aux manifestes publiés en 1932 et 1933, écrit tout exprès en vue de cette émission dont il ne fut écarté que pour des raisons de minutage, a été joint à Pour en finir avec le jugement de dieu, ainsi que les lettres d'Antonin Artaud relatives à sa radiodiffusion.
Essai, poème, récit en partie autobiographique ? Van Gogh le suicidé de la société est tout aussi inclassable que les autres oeuvres d'Antonin Artaud. Disloquant les formes et les pratiques culturelles, subvertissant toutes les catégories, il ne peut être absorbé par aucune. Sollicité d'écrire un texte sur Vincent Van Gogh à l'occasion de la grande exposition ouverte en janvier 1947 au musée de l'Orangerie, Antonin Artaud l'aurait peut-être fait, mais ce n'aurait sans doute pas été ce plaidoyer chaleureux et indigné s'il n'avait vu appliquer à Van Gogh, par un certain docteur Beer, cette nomenclature " dépréciative " de la psychiatrie dont il ne pouvait supporter d'être lui-même l'objet. Sa solidarité, alors, va s'exercer à plein : " Je défendrai Van Gogh par intérêt pour ma santé, je ménagerai partout ma santé et ma liberté. " Car, pour lui, tout psychiatre, qu'il ait nom Beer, L., Ferdière, ou tout " improvisé psychiatre ", tel le docteur Gachet, est avant tout " une sorte d'ennemi-né et inné de tout génie ". Et il faut dénoncer cette forme particulière de suicide à laquelle Van Gogh, parmi d'autres, s'est vu contraint par une société punitive, celle même qui a incarcéré Antonin Artaud pendant neuf années dans ses asiles d'aliénés. Pour en finir avec le jugement de dieu, texte radiophonique commandé à Antonin Artaud, dans l'automne 1947, a bouleversé à tel point les règles du genre que sa diffusion, programmée pour le 2 février 1948, en fut interdite. Il a fallu attendre près de trente ans pour que le texte soit diffusé. Il n'en conserve pas moins aujourd'hui toute sa virulence. Le Théâtre de la cruauté, poème qui fait référence par son titre aux manifestes publiés en 1932 et 1933, écrit tout exprès en vue de cette émission dont il ne fut écarté que pour des raisons de minutage, a été joint à Pour en finir avec le jugement de dieu, ainsi que les lettres d'Antonin Artaud relatives à sa radiodiffusion.
Prenez un château en Espagne pour moquer les abus français. Entre un matin ensoleillé et l'ombre tombée sur les grands marronniers, croisez les désirs amoureux, les âges, les sexes, les conditions sociales. Multipliez les intrigues, les rebondissements, les mots d'esprit. A la fin de cette folle journée au rythme endiablé, un comte libertin redécouvre son épouse, un valet devient un mythe, et les femmes liguent leurs talents pour défendre...
Prenez un château en Espagne pour moquer les abus français. Entre un matin ensoleillé et l'ombre tombée sur les grands marronniers, croisez les désirs amoureux, les âges, les sexes, les conditions sociales. Multipliez les intrigues, les rebondissements, les mots d'esprit. A la fin de cette folle journée au rythme endiablé, un comte libertin redécouvre son épouse, un valet devient un mythe, et les femmes liguent leurs talents pour défendre...
Ce volume contient les oeuvres suivantes : Emile ou de l'éducation - Lettre à Monseigneur de Beaumont - Histoire de Genève - Lettres écrites de la montagne - Projet de constitution pour la Corse - Lettre à M. de Franquières - Considérations sur le gouvernement de Pologne - Dictionnaire politique et philosophique de J.-J. Rousseau - Personnes citées
Ah ! le triste sire ! Gros, court, gris, pommelé, rusé, blasé qui guette et furète, gronde et geint tout à la fois. Il est encore avare, brutal, amoureux et jaloux... Et la belle Rosine, sa jeune pupille, est l'infortunée victime de cette odieuse flamme... Mais le ciel protège, dit-on, ceux qui s'aiment. Et Figaro, le gai, l'impertinent, l'irremplaçable Figaro a tôt fait de voler au secours de son maître le comte Almaviva. La belle est cloîtrée ? Le vieillard méfiant ? Qu'à cela ne tienne ! Et le voilà qui court, trompe et invente l'habile stratagème pour sauver les amants. Un enlèvement ? À la bonne heure ! La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre, s'exclame le rusé.
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