Danse dans le monde (La)
Réflexions sur la danse contemporaine dans le monde. Présentation des auteurs-chorégraphes qui ont participé à cette rencontre.
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Réflexions sur la danse contemporaine dans le monde. Présentation des auteurs-chorégraphes qui ont participé à cette rencontre.
Qualifiée par l'auteur "d'histoire intérieure" de la Suisse romande, cette substantielle anthologie malmène parfois l'ordre chronologique qu'elle a adopté, au profit d'un ordre thématique. L'auteur a choisi la manière subjective, jusque dans le ton des notices, personnelles et stimulantes. L. Gauvin a bien noté que le lecteur perçoit comme un "hiatus" entre l'ampleur du projet, "sa dimension institutionnelle inévitable et la disparité des notices ainsi que le traitement cavalier des références". Le choix et l'abondance des textes constitue la partie forte de cette anthologie. Et la liberté de ton a ses mérites.
Présentation de documents émanant des archives diplomatiques sur les relations entre la France et l'Europe, du 15e au 20e siècle.
Musée des Arts décoratifs . pages 1965 , fort in 8 carré , broché XXXII-464 pages 254 plein hors texte en noir et blanc , index .
Les arts primitifs français . Arts et Métiers Graphiques , 1953 , in 4 , toile avec jaquette édition 239 pages dont 224 planches en noir .
Platon, Aristote, Saint-Agustin, Descartes, Voltaire, J.-J Rousseau, Diderot, Kant, Hegel, Karl Marx, Lamartine, Paul Eluard, Paul Valery, Albert Camus, Jean-Paul Sartre.
Les objets en particulier n'épuisent pas leur sens dans leur matérialité et leur fonction pratique. Leur diffusion au gré des finalités de la production, la ventilation incohérente des besoins dans le monde des objets, leur sujétion aux consignes versatiles de la mode : tout cela, apparent, ne doit pas nous cacher que les objets tendent à se constituer en un système cohérent de signes, à partir duquel seulement peut s'élaborer un concept de la consommation. C'est la logique et la stratégie de ce système d'objets, où se noue une complicité profonde entre les investissements psychologiques et les impératifs sociaux de prestige, entre les mécanismes projectifs et le jeu complexe des modèles et des séries, qui sont analysées ici. Jean Baudrillard.
Voltaire, avec son esprit acerbe et sa plume subtile, a trouvé dans la forme du dictionnaire une voie royale d'expression qui lui permis d'échapper à la censure de son temps. Utilisant le jeu des renvois entre les définitions pour tromper la vigilance des autorités et insérant ses analyses les plus iconoclastes dans la définition de termes anodins, Voltaire se livre à un jeu de piste à l'attention d'un lecteur averti, incité à concevoir ce dictionnaire comme un véritable rébus. Ainsi, à l'article Idolâtrie, Voltaire ose comparer les Grecs possédant la statue d'Héraclès aux chrétiens qui ont celle de Saint Christophe, ou encore rapprocher nos cultes des coutumes dites barbares. Voltaire, à force d'analogies, nous invite au relativisme, fondement de l'esprit de tolérance dont il aura été l'apôtre le plus convaincu. D'une lecture amusante autant qu'instructive, ce dictionnaire, où souffle à chaque page l'esprit des Lumières, nous éveille à la Raison par alphabet, pour reprendre le titre éloquent donné à l'ouvrage dans son édition de 1769.
Qu'est-ce que le citoyen attend ou devrait attendre de l'État en échange de l'obéissance à ses lois ? Le propos de Jean-Jacques Rousseau dans son Contrat social, publié en 1762, est de déduire la forme constitutionnelle de l'État légitime, la République. L'ouvrage expose à la fois les grands principes de cette République et les raisons qui en font une réalité historique condamnée à disparaître. À l'heure où il écrit, Rousseau, tourné vers le modèle des cités antiques, est convaincu que la liberté politique appartient à une époque révolue depuis longtemps. Les récentes innovations parlementaires anglaises ne font que confirmer à ses yeux le nécessaire déclin républicain : dans les sociétés libérales modernes, les intérêts de l'individu privé l'emportent en effet sur la vertu citoyenne. Texte politique d'une grande rigueur, l'ouvrage Du Contrat social doit davantage se lire comme la critique anticipée des démocraties contemporaines que comme un manifeste militant pour une quelconque cause révolutionnaire.
Quand et comment a démarré en Europe le développement intellectuel ? Philippe Wolff nous l'expose ici dans une étude qui nous conduit de Charlemagne au XIIè siècle, en soulignant les rapports entre évolution sociale et vie culturelle. Dans un souci de présentation concrète et vivante, le projecteur est braqué successivement sur trois périodes, dominées par des hommes qui les résument au moins en partie : temps d'Alcuin, temps de Gerbert, temps d'Abélard. L'Eveil intellectuel de l'Europe est le premier des six volumes de l'Histoire de la pensée européenne.
Cet ouvrage est le texte sténographié, à peine retouché par Sartre, d'une conférence donnée à Paris en octobre 1945.
Réflexions sur la société et l'humanité en général. L'accent est mis sur la mutation technique et écologique que nous vivons. En deux citations on peut se faire une idée de la famille d'esprit à laquelle l'auteur de Vipère au poing appartient: 1/ "L'amour, né du hasard, a ce curieux privilège, si je veux, d'abolir le hasard" 2/ "Plutôt que d'enseignement [...] c'est d'éducation que manque aujourd'hui la jeunesse".
Qu'est-ce qu'un animal ? On peut répondre à cette question en zoologue. On peut aussi interroger les représentations culturelles de l'animalité et la manière dont elles ont contribué à définir l'humanité. L'animal est en effet pour l'homme un proche dans l'aventure biologique de la vie, un être familier qui partage son quotidien et son imaginaire, et en même temps un étranger, un autre qui effraie, qui menace, qu'il faut dominer, dresser, tuer. Si l'humain a bien voulu s'avouer animal, ce fut toujours au nom d'une animalité supérieure, dépassant la condition ordinaire des bêtes. Comme s'il était nécessaire, pour que l'homme se sente homme, qu'il dégrade l'animal et aille jusqu'à en faire une sorte d'envers inquiétant de lui-même. De l'animal au monstre, la différence n'est que de degrés. Est-ce un hasard si la plupart des pratiques et des discours de discrimination, à l'intérieur même de l'espèce humaine, ont consisté à bestialiser celles et ceux qu'il s'agissait d'éliminer, de dominer ou d'exploiter ?
Les vieillards sont-ils des hommes ? À voir la manière dont notre société les traite, il est permis d'en douter. Elle admet qu'ils n'ont ni les mêmes besoins ni les mêmes droits que les autres membres de la collectivité puisqu'elle leur refuse le minimum que ceux-ci jugent nécessaire ; elle les condamne délibérément à la misère, aux taudis, aux infirmités, à la solitude, au désespoir. Pour apaiser sa conscience, ses idéologues ont forgé des mythes, d'ailleurs contradictoires, qui incitent l'adulte à voir dans le vieillard non pas son semblable mais un autre. Il est le Sage vénérable qui domine de très haut ce monde terrestre. Il est un vieux fou qui radote et extravague. Qu'on le situe au-dessus ou en dessous de notre espèce, en tout cas on l'en exile. Mais plutôt que de déguiser la réalité, on estime encore préférable de radicalement l'ignorer : la vieillesse est un secret honteux et un sujet interdit. Quand j'ai dit que j'y consacrais un livre, on s'est le plus souvent exclamé : " Quelle idée ! C'est triste ! C'est morbide ! " C'est justement pourquoi j'ai écrit ces pages. J'ai voulu décrire en vérité la condition de ces parias et la manière dont ils la vivent, j'ai voulu faire entendre leur voix ; on sera obligé de reconnaître que c'est une voix humaine. On comprendra alors que leur malheureux sort dénonce l'échec de toute notre civilisation : impossible de le concilier avec la morale humaniste que professe la classe dominante. Celle-ci n'est pas seulement responsable d'une " politique de la vieillesse " qui confine à la barbarie. Elle a préfabriqué ces fins de vie désolées ; elles sont l'inéluctable conséquence de l'exploitation des travailleurs, de l'atomisation de la société, de la misère d'une culture réservée à un mandarinat. Elles prouvent que tout est à reprendre dès le départ : le système mutilant qui est le nôtre doit être radicalement bouleversé. C'est pourquoi on évite si soigneusement d'aborder la question du dernier âge. C'est pourquoi il faut briser la conspiration du silence : je demande à mes lecteurs de m'y aider.
Dans les années soixante, consacrer une étude au rôle déterminant de Diderot dans l'élaboration et l'accomplissement de l'Encyclopédie semblait paradoxal. Il était entendu que l'ouvrage monumental fut pour l'auteur de Jacques le fataliste une tâche alimentaire qui le détourna de sa vraie vocation. Jacques Proust, éminent spécialiste du XVIIIe siècle, démontre de manière éclatante que l'Encyclopédie servit de laboratoire à Diderot pour son oeuvre littéraire, et de creuset où s'élabora sa pensée politique dont un chapitre inédit de cette réédition rappelle les sources. Ainsi voit-on se dessiner le portrait d'un Diderot politique soucieux de former des citoyens plus éclairés.
Un ouvrage publié à la mémoire de Pierre Cazenave, psychanalyste, mort du cancer en 1995. Il travaillait alors à la fondation du "Centre psychisme et cancer", qui a ouvert ses portes en 1998. L'auteur évoque l'aventure de cette démarche qu'elle a continuée après le décès de Cazenave.
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